J’ai lancé un projet : aider un amateur à devenir un photographe pro. Reego m’a suivi sur deux mariages. Il raconte :
Dans cet article, je vais vous faire un retour d’expérience. Xavier m’a déjà emmené avec lui à deux de ses mariages pour me montrer comment se passe une journée de photographe de mariage. Une première pour moi. Accrochez-vous parce que c’est sport ! Tout va à 100 à l’heure, les photos de détails, préparatifs de la mariée, du marié, puis direction le lieu de cérémonie, ensuite le cocktail (mon premier verre d’eau après 6h sur place…), les photos de groupe, des mariés, le repas et les discours et enfin la soirée dansante !
Voici les choses que j’ai apprises :
N’HÉSITE PAS À TOUT DÉPLACER !
C’est son premier enseignement. Lors des prises de vue des détails (robe, chaussures, alliances, bijoux etc…), Xavier déplaçait tout le mobilier pour avoir l’arrière-plan le plus parfait possible ou pour avoir une meilleure lumière. Le sofa, les chaises, le bureau, les tableaux etc…tout y passait ! Il ne faut pas être prisonnier du lieu de shooting et se dire : «Ah mince, j’avais ça en tête mais ce n’est pas possible !». Ce n’est peut-être pas ce qu’on avait en tête mais on peut s’y rapprocher voire même composer différemment pour un meilleur résultat.
PASSE EN MODE MANUEL !
C’est bête mais pour une première fois (même sans obligation de résultat), j’étais grandement intimidé au point d’en oublier l’essentiel. De «peur» de me rater, j’ai mis l’appareil sur priorité ouverture et c’était la cata…Petite mise au point avec Xavier et je continue le reste de la journée en manuel. C’est bien mieux.
N’OUBLIE PAS DE COMPOSER !
Là aussi, c’est bête mais lors des photos du cocktail, avec tout ce monde et de se dire «comment je vais m’en sortir pour prendre de belles photos ?», on en oublie encore l’essentiel : composer simplement.
Xavier m’a donné deux trois pistes fondamentales : quel est le sujet et le cadre ? Par exemple : choisir une ou deux personnes en focus entre deux personnes un peu en avant hors focus. Il m’a conseillé aussi de cadrer mon sujet dans un cadre naturel, ou autrement dit de créer un cadre, dans le cadre. On peut s’aider des éléments de décors, des invités etc…J’ai essayé et ça allait mieux tout de suite.
LE FLASH EST TON AMI !
Un bon objectif lumineux est, dans la plupart du temps suffisant même dans des endroits sombres tels que l’église. A ce sujet, les avis divergent, mais même avant de passer à l’exercice, j’étais et reste de ceux qui n’utilisent pas de flash et font avec la lumière ambiante.
Néanmoins, en soirée, c’est différent ! Les conditions lumineuses deviennent vite difficiles même avec un objectif lumineux. C’est là qu’entrent en jeu le flash et, grande découverte, le LED.
Je n’ai vraiment jamais aimé le flash (parce que je n’avais jamais vraiment appris à m’en servir). Xavier m’a donné les bases du flash et je me suis mis à tripatouiller le mien. Je ne dis pas que je suis déjà complètement à l’aise avec mais petit à petit, ça allait mieux. Le LED permet de pointer une lumière plus diffuse et gagner quelques stops, mais il faut quand même un bon objectif lumineux (min f1,4).
CONCLUSION :
Ces journées ont été passionnantes et riches en apprentissage. Je me sentais déjà beaucoup plus à l’aise la deuxième fois et vous pourrez voir quelques photographie de ce mariage sur mon blog.
Par contre, dès la première journée, j’ai compris qu’il fallait vraiment du très bon matériel pour se sortir de n’importe quelle situation.
J’ai aussi créé une page FB, n’hésitez pas à y jeter un coup d’oeil.